{"id":12288,"date":"2016-09-01T15:11:49","date_gmt":"2016-09-01T12:11:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.zimmernorth.co.il\/fr\/?page_id=12288"},"modified":"2019-01-11T13:45:41","modified_gmt":"2019-01-11T11:45:41","slug":"amirim-lautre-pays-du-bien-etre","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/zimmernorth.co.il\/fr\/amirim-lautre-pays-du-bien-etre\/","title":{"rendered":"Amirim : l\u2019autre pays du bien-\u00eatre"},"content":{"rendered":"<h1 dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\">Amirim : l\u2019autre pays du bien-\u00eatre<\/h1>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\">Des maisons de vieilles pierres et des chalets de bois nich\u00e9s au c\u0153ur de jardins pastoraux, le chant des oiseaux et des cigales, des parfums de sauge et de verveine, du vert et du bleu \u00e0 perte de vue. Amirim est un moshav au charme unique, d\u2019une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 qu\u2019aucune exploitation industrielle ne vient troubler. Et pour cause, Amirim est un village de vill\u00e9giature v\u00e9g\u00e9tarien d\u00e9di\u00e9 au bien-\u00eatre et \u00e0 la nature.<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\">Mais Amirim n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 cet espace champ\u00eatre florissant. Il fut auparavant peupl\u00e9 d\u2019immigrants du Y\u00e9men et du Maroc qui, vaincus par les \u00e9preuves de la nature et l\u2019isolement du site, l\u2019abandonn\u00e8rent en 1954. A cette \u00e9poque, une poign\u00e9e d\u2019id\u00e9alistes, survivants de la Shoah pour la plupart, r\u00eavaient d\u00e9j\u00e0 d\u2019un village \u00e9cologique duquel seraient bannies agriculture intensive et exploitation des animaux. \u00ab Nous n\u2019allions pas faire subir aux animaux le m\u00eame traitement que les nazis nous avaient inflig\u00e9 \u00bb explique l\u2019un des fondateurs. Y\u00e9huda Carm\u00e9li recruta les premiers membres lors d\u2019un congr\u00e8s v\u00e9g\u00e9tarien \u00e0 Tel Aviv, et par annonce sur le magazine Nature et Sant\u00e9. Ils furent bient\u00f4t 42 \u00e0 vouloir r\u00e9inventer un monde meilleur. Apr\u00e8s une vaine tentative dans le centre du pays \u00e0 Mishmar Hashiva, ces \u00e9colos de la premi\u00e8re heure s\u2019adress\u00e8rent \u00e0 l\u2019Agence Juive qui affr\u00e9ta un bus pour parcourir avec eux la Galil\u00e9e, \u00e0 la recherche du site id\u00e9al. \u00ab Quand nous sommes parvenus \u00e0 Amirim nous avons \u00e9t\u00e9 \u00e9blouis par la vue sur le Kinnereth. Nous avons refus\u00e9 de visiter d\u2019autres lieux. Ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019une vaste colline aride mais c\u2019est l\u00e0 que nous voulions vivre et cultiver les premi\u00e8res terres organiques du pays \u00bb se souvient Carm\u00e9li. Quelques semaines plus tard, en novembre 1958, onze pionniers, huit c\u00e9libataires, un couple et une enfant, s\u2019install\u00e8rent sur les ruines des baraquements v\u00e9tustes que l\u2019Agence Juive avait fournis aux pr\u00e9c\u00e9dents habitants. \u00ab Les portes et les fen\u00eatres avaient \u00e9t\u00e9 vol\u00e9es et les toits \u00e9taient d\u00e9fonc\u00e9s. Nous n\u2019avions rien : ni route, ni eau, ni \u00e9lectricit\u00e9, ni savoir, ni moyens, et nous avons connu le froid et la faim, mais nous avions la volont\u00e9 et l\u2019enthousiasme qui transforment les r\u00eaves en r\u00e9alit\u00e9\u2026 et apr\u00e8s des ann\u00e9es d\u2019efforts, de larmes et de sacrifices nous avons \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Mosh\u00e9 Zarh\u2019i<\/strong> qui rejoignit le groupe peu apr\u00e8s, parle de ses premi\u00e8res impressions \u00e0 son arriv\u00e9e : \u00ab On aurait dit des fous \u00e9chapp\u00e9s de l\u2019asile. Un anglais revenu d\u2019Inde o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 le disciple de Gandhi ; un vieil hongrois survivant de la Shoah qui ne parlait pas un mot d\u2019h\u00e9breu ; des plus jeunes, d\u00e9charn\u00e9s, se remettant \u00e0 peine de leurs blessures de 48, Suzanne, une parisienne elle aussi sauv\u00e9e des camps et dont tous les hommes \u00e9taient amoureux. Et un g\u00e9ant, le seul qui savait travailler de ses mains, Yehouda Carm\u00e9li, qui \u00e9pousa Suzanne\u2026 \u00bb.<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\">Vivant de fruits des bois, d\u2019amandes et d\u2019eau fraiche, ils attendirent longtemps le mat\u00e9riel promis par l\u2019Agence Juive. Quand enfin ils furent \u00e9quip\u00e9s et form\u00e9s \u00e0 l\u2019agriculture, ils durent se battre pour imposer leur approche \u00e9thique et leur refus d\u2019engrais chimiques, qui \u00e0 l\u2019\u00e9poque, semblait insens\u00e9 aux autorit\u00e9s agricoles. Non sans mal, ils finirent par obtenir gain de cause et bient\u00f4t les semences organiques venues sp\u00e9cialement de Suisse port\u00e8rent les premiers fruits et l\u00e9gumes 100% bio, savoureux, gorg\u00e9s de vitamines et de min\u00e9raux naturels.<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\">Mais nos villageois n\u2019\u00e9taient pas arriv\u00e9s au bout de leurs peines\u2026 En 1959, des chr\u00e9tiens adventistes, persuad\u00e9s que le Messie naitrait de cet ilot v\u00e9g\u00e9tarien, arriv\u00e8rent du Texas et de Guyane et s\u2019install\u00e8rent \u00e0 Amirim. Craignant pour leurs terres, les habitants s\u2019oppos\u00e8rent farouchement \u00e0 cette intrusion et chass\u00e8rent les membres de la secte &#8211; scandale qui leur valut grands titres et opprobre de la presse: \u00ab Les habitants d\u2019Amirim ne mangent pas d\u2019animaux, mais ils mangent des humains ! \u00bb. Enfin Amirim connut des jours meilleurs gr\u00e2ce \u00e0 un nouveau r\u00e9sident, leur ange gardien : Isra\u00ebl Gouri (p\u00e8re du po\u00e8te Ha\u00efm Gouri), d\u00e9put\u00e9 qui pr\u00e9sidait alors le Comit\u00e9 des Finances \u00e0 la Knesset. \u00ab Ce fut notre plus grande chance. Isra\u00ebl Gouri \u00e9tait l\u2019un des 36 Justes, d\u2019une int\u00e9grit\u00e9 rare, sioniste ardent et v\u00e9g\u00e9talien engag\u00e9 pour la cause animale, il \u00e9tait modeste et ing\u00e9nieux. C\u2019est lui qui eut l\u2019id\u00e9e de faire d\u2019Amirim un site de vill\u00e9giature. Il a convaincu Moch\u00e9 Soroka, le directeur de la Sant\u00e9 Publique, de financer la construction de dix maisons de repos \u00e0 Amirim.<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\">A l\u2019\u00e9poque, les rescap\u00e9s de la Shoah venaient faire des cures \u00e0 Safed pour le climat. Mais les rares h\u00f4tels ne suffisaient pas et pour gagner un peu d\u2019argent il nous arrivait de louer nos propres maisons tandis que nous dormions dans les granges. C\u2019est ainsi qu\u2019est n\u00e9e la vocation d\u2019Amirim\u2026 Peu \u00e0 peu nous sommes devenus un village r\u00e9put\u00e9 pour son air pur et sa nourriture bio et en 1990, Amirim, reconnu premier village de vill\u00e9giature du pays, connut un essor sans pr\u00e9c\u00e9dent gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019aide octroy\u00e9es par Ouzi Baram, alors ministre du Tourisme, pour construire des chalets\u2026\u00bb explique Mosh\u00e9 Zarh\u2019i, qui \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9tait secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du moshav.<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\">Depuis, Amirim n\u2019a fait que se d\u00e9velopper pour offrir des prestations toujours meilleures, et ce village o\u00f9 nature et s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 rythment le quotidien, a fait de l\u2019hospitalit\u00e9 une grande tradition familiale.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Amirim : l\u2019autre pays du bien-\u00eatre Des maisons de vieilles pierres et des chalets de bois nich\u00e9s au c\u0153ur de jardins pastoraux, le chant des oiseaux et des cigales, des parfums de sauge et de verveine, du vert et du bleu \u00e0 perte de vue. 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